M’Bour

Al Adhân se diffuse gracieusement dans les rues de M’Bour. Il est 6h du matin.

Nous sommes dimanche, le centre de soins n’ouvrira ses portes que demain matin. Je décide donc de me rendre au marché des pêcheurs. Je propose à Diabou, 8 ans, fille de Souleymane, de m’accompagner. Nous marchons le long de la plage.. DSC01442Un jeune ado s’approche de nous pour discuter, il me demande d’où  je viens. Quand je lui dis que je viens de France, il me récite, tout content, un poème qu’il a appris à l’école “Demain dès l’aube” de V. Hugo.

Nous continuons notre route Diabou et moi-même en direction de ce fameux marché des pêcheurs. Nous empruntons des chemins qui nous mènent en plein cœur de la population.. DSC01432Les enfants se mettent à courir vers moi en criant “Toubab Bonjour, Toubab Bonjour”, ils sont tous trop mignons. Ils s’approchent de moi et veulent me serrer la main. Ils sont tous adorablement vêtus de vêtements dix fois trop grand pour eux. 🙂 DSC01455Nous avançons vers le marché des pêcheurs qui ne devrait être plus très loin. De la musique émane d’une ruelle étroite. je m’y dirige. des gens célébrent une fête. Je ne sais pas si c’est un mariage ou un baptême, je demande mais personne ne parle français. Une femme me prend la main pour m’emmener danser, mais je refuse, trop timide.. J’essaie de sortir de cette foule, lorsque je vois un enfant qui est visiblement malade, ça ressemble à la lèpre.. J’avoue que j’ai eu peur, même si je ne pense pas que ce soit contagieux, ça m’a quand même fait peur. Le pauvre gosse voulait juste me serrer la main. Mais je n’y suis pas arrivée.. Il m’a pris le bras.. Je lui ai souris puis je suis partie rapidement, bouleversée. A ce moment là, je n’avais plus envie d’aller au marché des pêcheurs, je préviens Diabou, et nous rebroussons chemin après avoir marché presque 2 heures.

Arrivée à un “carrefour”, je décide de “Yell” non pas pour un taxi mais pour une charette. Au bout de quelques minutes d’attente, une charette s’approche de nous, je négocie pour 2 personnes et demande “au chauffeur” de nous déposer à l’hôpital de M’Bour. Nous avançons.. Le gars me voit bien galérer à essayer de me tenir, je manque de tomber par 4 fois. Le “Chauffeur” me regarde d’un air amusé.. je me doute de ce qu’il pense.. 🙂 Il me propose de tenir les rênes du cheval.. chose que je fais très mal.. DSC01474J’arrivais déjà pas à me tenir, alors tirer sur les rênes.. Nous arrivons près de l’hôpital, je paie notre “chauffeur”. Diabou me dit avec son joli français qu’elle a passé un bon après-midi.

Il est presque l’heure de manger. J’essaie d’enregistrer au plus vite cet article sur WP, mais l’électricité plante à plusieurs reprises, obligée de tout réécrire. Sans compter que le clavier fonctionne mal, et……… l’ordinateur ne reconnaît pas ma SD carte !!!

Je termine le dîner en compagnie de la famille et des amis de Souleymane, puis je prend congés dans ma chambre. En m’allongeant, les voix des enfants qui chantaient “Toubab Bonjour” résonnent dans ma tête. Puis l’image de cet enfant malade me revient à l’esprit.. J’en parlerai à l’infirmier du centre de soins demain matin.

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