Fimela

Aujourd’hui, je pars à la rencontre du petit Aziz. C’est un enfant que je parraîne. Sur la route, nous nous faisons arrêter trois fois par la police, pour soi-disant… Contrôle de routine.. Le policier demande au conducteur de sortir de la voiture, je les vois s’éloigner un peu du véhicule. Le taximan sort un billet, et remonte en voiture.. Il me raconte qu’il était obligé de verser une petite somme au policier sinon celui-ci allait trouver une excuse pour lui retirer son permis de conduire..

Nous quittons enfin la nationale et entrons dans les terres sabloneuses qui nous mènent au village d’Aziz au bout d’un peu plus d’une heure et demi de route.

J’aperçois au loin des petites maisons de paille.. Aziz et sa famille m’attendent. Lorsque je sors de la voiture, un petit garçon haut comme trois pommes se met à pleurer et semble avoir peur de m’approcher. Il s’agit d’Aziz. Plus tard ses grands-parents me raconteront que lorsqu’Aziz est trop agité, pour qu’il obéisse, ils lui disent qu’une dame blanche viendra au village pour l’enlever. Du coup, quand le pauvre môme m’a vu il y a cru. 🙂

La famille ne parlent quasiment pas français, juste des petits mots. Mais on arrive à se comprendre par des gestes, des sourires, un regard. L’expression de leurs visages expriment beaucoup de tendresse. Je me sents bien parmi eux. La cadette me fait visiter les lieux. Sous chaque maisonnette de paille se cache une pièce.. La cuisine contient du matériel très sommaire.. (On est loin de nos cuisines sur-équipés..) Les différentes chambres sont simples mais cosy. Mais les sanitaires… No comment ! Leur façon de vivre me rappelle le dessin animé “Kirikou”..

Le père d’Aziz m’emmène voir l’école que fréquente le petit. C’est une école qui a été sponsorisée par l’ONG World Vision Australia / Sénégal. Les locaux sont très bien. L’institutrice, qui me fait visiter les lieux, m’explique combien cette ONG l’a bien aidé, et que désormais la plupart des enfants des villages avoisinants peuvent avoir accès à une scolarité.

Je ne dois pas tarder à partir. Je remercie l’institutrice pour la visite et retourne à la maison d’Aziz.  La famille m’invite à rester pour le thé et insiste.. Impossible, des RDV m’attendent sur M’Bour, je dois quitter Fimela avant la tombée de la nuit.

Je les serre très fort dans mes bras, même Aziz qui semble ne plus avoir peur de moi !! Je leur promets de revenir les voir.

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